16 Jours d’activisme : quand la peur transforme des adolescentes en mères trop tôt

Dans le cadre des 16 Jours d’Activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), les organisations engagées au Sud-Kivu attirent l’attention sur une réalité préoccupante : des adolescentes deviennent mères non pas par choix, mais par peur, silence ou absence d’accompagnement familial et communautaire.
Dans plusieurs communautés, la peur de parler après une agression, la crainte du jugement, ou encore le manque d’écoute au sein de la famille conduisent certaines jeunes filles à vivre seules des situations lourdes de conséquences. Le silence devient alors un facteur aggravant.
Selon les données internationales de santé publique, les grossesses précoces augmentent considérablement les risques de complications médicales, d’abandon scolaire et de précarité économique. Mais au-delà des chiffres, il y a des vies bouleversées, des enfances interrompues et des rêves suspendus.
Un appel à la responsabilité collective
Il ne s’agit pas de pointer du doigt, mais de reconnaître que :
- Les adolescentes ont besoin d’un espace sûr pour parler.
- Les familles doivent jouer un rôle actif de protection et d’écoute.
- Les communautés doivent briser les tabous autour de la santé sexuelle et reproductive.
- Les services de santé doivent être accessibles, confidentiels et respectueux.
Une fille ne devrait jamais devenir mère parce qu’elle a eu peur de parler.
Une adolescente ne devrait jamais porter seule le poids d’une violence ou d’une erreur.
Protéger, informer et soutenir les jeunes filles est une responsabilité partagée.