Aux autorités : les femmes ne doivent plus mourir en silence

En République Démocratique du Congo, les violences basées sur le genre et leurs conséquences sanitaires continuent de mettre en danger la vie des femmes et des jeunes filles. À Uvira, Bukavu et dans plusieurs zones du pays, certaines complications médicales liées aux grossesses non désirées ou aux pratiques non sécurisées restent une réalité préoccupante. Derrière ces situations, il y a souvent le silence, la peur et un accès limité à des services de santé adaptés.
À travers la campagne des 16 Jours d’activisme, les organisations engagées interpellent les autorités nationales, provinciales et locales. La protection des femmes ne peut se limiter aux discours. Elle exige des politiques publiques cohérentes, un cadre juridique clair, et un accès effectif à des soins de santé sexuelle et reproductive sûrs, confidentiels et accessibles. Les données de santé publique montrent qu’un accès encadré et sécurisé aux services réduit considérablement les risques de complications graves et de mortalité maternelle.
Cet appel s’inscrit dans une logique de responsabilité politique et de santé publique. Sauver des vies doit être une priorité. Garantir un accès sécurisé aux soins, conformément aux engagements internationaux ratifiés par la RDC, contribue à protéger la dignité des femmes et à réduire les décès évitables. Une société juste se mesure à sa capacité à protéger les plus vulnérables.